Les métiers de la transition énergétique – rencontre avec Grégory Rohart, Responsable RSE RATP

Publication : le 16/11/2020 à 17 h 25 min

Votre avenir se joue maintenant ! Vous souhaitez connaître les métiers d’avenir, les secteurs qui recrutent, les métiers de demain… Posez vos questions à des professionnels des métiers en ligne ! Pour participer, il n’y a qu’à scanner le QR Code ! Ce Forum des Stages et Métiers, dont CUBE.S est partenaire, aide à faire connaître les métiers de la transition énergétique. Dans le cadre de cet événement, entretien avec Grégory Rohart, Responsable RSE à la RATP Real Estate.  

Je travaille depuis 20 ans à la RATP (Régie Autonome des Transports Parisiens). Bus, métros, trams, RER… c’est nous qui sommes chargés de nous assurer du bon fonctionnement des transports en commun à Paris et dans sa banlieue. Je travaille dans la filiale RATP « Real Estate », c’est-à-dire la branche de la RATP qui s’intéresse aux villes durables et intelligentes. J’y occupe la position de Responsable RSE.

Un Responsable RSE c’est quoi ?

Chaque entreprise doit intégrer les préoccupations sociales, économiques, et environnementales dans sa gouvernance. C’est là que le Responsable RSE, ou autrement appelé Directeur du Développement Durable, intervient. C’est à lui de s’assurer que le comité de direction d’une entreprise agisse bien en faveur de l’environnement, et respecte ses engagements. C’est également lui qui s’assure de la bonne application des directives au sein des différents bâtiments. Mon entreprise, la RATP, est l’un des plus gros consommateurs d’énergie en Ile-de-France. Nous utilisons différentes sortes d’énergie : celle de traction, qui sert à faire avancer les bus, l’énergie électrique, qui est nécessaire pour faire circuler les métros, les RER et les trains, et l’énergie qui est utilisée dans nos bâtiments industriels et nos bureaux. Nous nous sommes donc fixés comme objectifs de réduire nos consommations en énergie de 20% d’ici à 2024, et nos émissions de gaz à effet de serre de 50% en 2024. Je dois donc veiller à ce que ces objectifs soient bien atteints.

Pour nous aider, j’ai décidé d’inscrire un de nos bâtiments au concours CUBE il y a 3 ans. Ce concours fonctionne de la même manière que CUBE.S, sauf qu’au lieu de s’adresser à des établissements scolaires, CUBE aide les utilisateurs de bâtiments tertiaires à diminuer leurs consommations énergétiques. L’année d’après, nous y avons inscrit 9 de nos bâtiments : 3 ateliers de bus, 2 bâtiments tertiaires, puis un pour la maintenance des tramways, un autre pour le métro, et un autre pour le RER. C’était un succès, car nous avons réalisé près de 30% d’économie d’énergie ! En 2020, notre lutte contre le gaspillage énergétique continue, avec cette fois-ci 11 de nos bâtiments ! La crise sanitaire rend la période un peu compliquée, et a causé quelques petits soucis de gestion, mais nous nous adaptons.

Car réduire notre empreinte carbone n’est pas seulement bon pour l’environnement, il l’est aussi pour notre portefeuille ! C’est 300 000€ d’énergie que nous avons économisé sur 3 ans.

« Et toi, qu’est-ce que tu fais pour CUBE ? »

L’une de mes missions consiste également à m’assurer de la diffusion des bonnes pratiques auprès de tous les occupants de nos bâtiments. Communiquées par mails, BD, réunions hebdomadaires, affiches, ces bonnes pratiques, qui paraissent peut-être simples, sont très efficaces : éteindre les ordinateurs à la fin de la journée, fermer la fenêtre lorsqu’un radiateur est allumé, éteindre l’éclairage d’une pièce lorsqu’on la quitte… Les documents et ressources dispensés par CUBE nous fournissent beaucoup de matière. Nous proposons aussi des visites et des rencontres pour rappeler que souvent, les règles qui sont liées à la sobriété énergétique sont liées à la sécurité. Par exemple, il est important que personne ne laisse un radiateur allumé le week-end : ça représenterait non seulement de l’énergie gaspillée, puisque personne n’en profite, mais causerait aussi des problèmes de sécurité.

Intégrer le concours CUBE a aussi contribué à créer de nouveaux métiers essentiels à la sobriété énergétique : celui d’Energy Manager. Celui-ci a les missions techniques de vérifier tous les systèmes électriques d’un bâtiment, et d’identifier où sont les endroits énergivores. Il doit aussi s’assurer du confort des occupants avec la mise en œuvre de nos actions.